Le piano
Le Piano
C’est l’instrument par excellence de la pratique musicale des classes cultivées. Confident de l’âme. Au départ pianoforte, piano carré, il subit d’énormes modifications au 19ème : cadre métallique, en 1822 : double échappement d’Erard, Pape : cordes croisées, le cuir des marteaux est remplacé par du feutre.
Chopin, Schumann et Liszt vont porter l’instrument au pinacle : révolution de l’écriture, du style, de la technique. Le piano va être standardisé (taille des touches, masse). Une ville fait exception : Londres. De jeunes pianistes vont occuper la scène musicale : Dussec, Cramer, Clementi, Moscheles, Steibelt, Kalkbrenner, Hummel. Début du symptôme des tournées des pianistes virtuoses. Vers 1850, les solistes jouaient leurs propres compositions. Le premier, Clementi, puis Liszt vers 1835 organise des récitals de solistes (= mono-concerts), et il joue d’autres compositions que les siennes.
Morceaux de genre
Pièces brèves, difficulté technique simple, recherche de l’expression, affublé de titre ® klavierstücke
Morceaux de virtuosité
Faire briller son savoir-faire, thème et variations, études.
Répertoire soliste
Sonate, musique à programme écrite pour le piano, ballades, légendes, grandes séries de variations fantaisies, concertos.
Extrait : Beethoven, concerto n°4 en solM opus 58.
Première apogée au moyen-âge. Aussi au sturm und Drang (Goethe et Schiller). En fin au romantique, poème narratif inspiré de récits légendaires, qui prendra un caractère dramatique et épique. En piano, les ballades émergent vers le milieu du siècle. Caractère durchkomponiert. Chopin, Liszt, Brahms.
Extrait : Brahms. n°2 opus 10 (1854) réM.
Vaincre une difficulté technique. Forme la plus courante ABA ou en rondo. Stephen Heller (modèle pour Liszt, 70 études), Moscheles (24 études opus 70 et études caractéristiques), Chopin (opus 10, 25), Liszt (12 études transcendantes, 12 études de concert), Schumann (12 études symphoniques), Mendelsohnn, Rachmaninov, Scriabine, Czerny (~ 800), Clementi, Cramer.
Forme plus ou moins libre qui se rapproche de l’improvisation. Fantaisie allemande (= sortie de l’imagination, qqchose de brut, non organisé). Sous forme de recueil de petites pièces. (Schumann opus 12), pot-pourri de thèmes populaires ou d’opéra, caprices.
De caractère à demi improvisé, structure libre mais le plus souvent tripartite. Schubert : ils sont denses, d’un très grand achèvement. Très proches, les bagatelles (Tchaïkowsky, Bartok, Smetana).
Extrait : Schubert, n°3 opus 90 fin 1827
Il est conçu comme un mouvement de liaison, servant de lien dans une oeuvre plus longue. Brahms, Schumann, Moussorgsky.
Extrait : Brahms : opus 118 n°2
Il y a trois possibilités au 19ème siècle : d’inspiration néobaroque, dans l’esprit de Bach (Mendelsohn). On peut conserver la volonté didactique du prélude, vaincre une difficulté potentielle harmonique (Rachmaninov, prélude opus 32 n°12 en 1910), sorte de mini études. Aussi il existe des préludes de concert (Chopin)
Dès le 16ème - 17ème puis renaît au 18ème où Beethoven l’intègre dans la symphonie : à trois temps, de forme binaire à reprise. Puis devient une pièce autonome. Avec Chopin, c’est une pièce apparentée à la ballade, mouvement rapide et vif. Aussi Tchaïkowsky, Brahms, Borodine (à quatre mains), Beethoven.
Extrait : Chopin. En sim opus 20
Elle peut-être viennoise, parisienne, anglaise (Boston). Avec Weber, Hummel, Strauss.
Extrait : Berlioz, invitation à la valse
Mazurkas, polonaises (e xx eeee), chez Chopin, ce sont des manifestes, des cris contre l’oppression et la violence.
Extrait : Chopin n°6 opus 53
Après Beethoven, Schubert .... mais Beethoven a donné des paradigmes de formes qui ont assurés les autres compositions (comme les quatuors). Les russes semblent moins écrasés.
Comme les nocturnes initiés par John Field, bel canto instrumental.
Les romances
Extrait : Shumann « chanson de printemps » romance sans paroles de 1844.
8 chez Schumann
6 chez Schubert, aussi chez Rachmaninov
Sorte de patchwork de thèmes empruntés. Chez Liszt et Brahms.
Chez Schumann et Dvorak ® opus 101 n°7 de 1894
Au 19ème siècle, émerge un répertoire sans fin. C’est aussi le couronnement d’un instrument roi, le piano ... virtuose ou intime. C’est un lieu de recherche. Selon Shumann « le piano, c’est moi ».