Le piano

Publié le par stephen0711

Le Piano

I L’instrument et son contexte

C’est l’instrument par excellence de la pratique musicale des classes cultivées. Confident de l’âme. Au départ pianoforte, piano carré, il subit d’énormes modifications au 19ème : cadre métallique, en 1822 : double échappement d’Erard, Pape : cordes croisées, le cuir des marteaux est remplacé par du feutre.

Chopin, Schumann et Liszt vont porter l’instrument au pinacle : révolution de l’écriture, du style, de la technique. Le piano va être standardisé (taille des touches, masse). Une ville fait exception : Londres. De jeunes pianistes vont occuper la scène musicale : Dussec, Cramer, Clementi, Moscheles, Steibelt, Kalkbrenner, Hummel. Début du symptôme des tournées des pianistes virtuoses. Vers 1850, les solistes jouaient leurs propres compositions. Le premier, Clementi, puis Liszt vers 1835 organise des récitals de solistes (= mono-concerts), et il joue d’autres compositions que les siennes.

Morceaux de genre

Pièces brèves, difficulté technique simple, recherche de l’expression, affublé de titre ® klavierstücke

Morceaux de virtuosité

Faire briller son savoir-faire, thème et variations, études.

Répertoire soliste

Sonate, musique à programme écrite pour le piano, ballades, légendes, grandes séries de variations fantaisies, concertos.

Extrait : Beethoven, concerto n°4 en solM opus 58.

II Les moules formels
La ballade

Première apogée au moyen-âge. Aussi au sturm und Drang (Goethe et Schiller). En fin au romantique, poème narratif inspiré de récits légendaires, qui prendra un caractère dramatique et épique. En piano, les ballades émergent vers le milieu du siècle. Caractère durchkomponiert. Chopin, Liszt, Brahms.

Extrait : Brahms. n°2 opus 10 (1854) réM.

L’étude

Vaincre une difficulté technique. Forme la plus courante ABA ou en rondo. Stephen Heller (modèle pour Liszt, 70 études), Moscheles (24 études opus 70 et études caractéristiques), Chopin (opus 10, 25), Liszt (12 études transcendantes, 12 études de concert), Schumann (12 études symphoniques), Mendelsohnn, Rachmaninov, Scriabine, Czerny (~ 800), Clementi, Cramer.

La fantaisie

Forme plus ou moins libre qui se rapproche de l’improvisation. Fantaisie allemande (= sortie de l’imagination, qqchose de brut, non organisé). Sous forme de recueil de petites pièces. (Schumann opus 12), pot-pourri de thèmes populaires ou d’opéra, caprices.

L’impromptu

De caractère à demi improvisé, structure libre mais le plus souvent tripartite. Schubert : ils sont denses, d’un très grand achèvement. Très proches, les bagatelles (Tchaïkowsky, Bartok, Smetana).

Extrait : Schubert, n°3 opus 90 fin 1827

L’intermezzo

Il est conçu comme un mouvement de liaison, servant  de lien dans une oeuvre plus longue. Brahms, Schumann, Moussorgsky.

Extrait : Brahms : opus 118 n°2

Le prélude

Il y a trois possibilités au 19ème siècle : d’inspiration néobaroque, dans l’esprit de Bach (Mendelsohn). On peut conserver la volonté didactique du prélude, vaincre une difficulté potentielle harmonique (Rachmaninov, prélude opus 32 n°12 en 1910), sorte de mini études. Aussi il existe des préludes de concert (Chopin)

Le scherzo (= la plaisanterie)

Dès le 16ème - 17ème puis renaît au 18ème où Beethoven l’intègre dans la symphonie : à trois temps, de forme binaire à reprise. Puis devient une pièce autonome. Avec Chopin, c’est une pièce apparentée à la ballade, mouvement rapide et vif. Aussi Tchaïkowsky, Brahms, Borodine (à quatre mains), Beethoven.

Extrait : Chopin. En sim opus 20

La valse

Elle peut-être viennoise, parisienne, anglaise (Boston). Avec Weber, Hummel, Strauss.

Extrait : Berlioz, invitation à la valse

Les autres danses

Mazurkas, polonaises (e xx eeee), chez Chopin, ce sont des manifestes, des cris contre l’oppression et la violence.

Extrait : Chopin n°6 opus 53

Les sonates

Après Beethoven, Schubert .... mais Beethoven a donné des paradigmes de formes qui ont assurés les autres compositions (comme les quatuors). Les russes semblent moins écrasés.

Les pièces de genre

Comme les nocturnes initiés par John Field, bel canto instrumental.

Les romances

Extrait : Shumann « chanson de printemps » romance sans paroles  de 1844.

La novelette

8 chez Schumann

Les moments musicaux

6 chez Schubert, aussi chez Rachmaninov

Les rhapsodies

Sorte de patchwork de thèmes empruntés. Chez Liszt et Brahms.

Les esquisses, les rêves, les humoresques (humor = états d’âme)

Chez Schumann et Dvorak ® opus 101 n°7 de 1894

Conclusion

Au 19ème siècle, émerge un répertoire sans fin. C’est aussi le couronnement d’un instrument roi, le piano ... virtuose ou intime. C’est un lieu de recherche. Selon Shumann « le piano, c’est moi ».

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S
super ton blog,on y trouve tt ce qui concerne la musique!!super intéressant.
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S
j'adore le piano!c'est un instrument extra pour moi!!et on apprend des choses avec toi stephen ;) c'est plutot génial!!(en ce qui concerne la musique!)
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L
C'est par ton site que j'ai atterri chez Laurent !...
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L
Merci pour la transcription de «You look good to me». Je suis une dingue d'Oscar Peterson... en fait, je jouottais déjà le début de son solo, d'oreille. Jamais eu le courage de le transcrire. Par contre, j'ai transcrit du Bud Powell (quelques plans, et seulement la main droite...) pour un copain, il y a des années... essayant de rassembler mes maigres et lointaines connaissances théoriques... aussi des lignes de basse de Ray Brown... Je fonctionne plutôt à l'instinct et à l'écoute répétée des morceaux.Mais je trouve ton site extrêmement intéressant. Je prends ton adresse, et je le recommande à mes blog-brothers et -sisters !<br /> Keep on keeping on.
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V
coment on fait pour écouté de la musique<br />  
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