Moyen-Age et Renaissance
Analyse Moyen-Âge et Renaissance
... Intelligence et Humilité ...
1. Interroger le document
Sur tous les signes même ceux non musicaux : n° page, informations graphiques, nombre de voix, texture des voix, mesure, texte, langue, signe de reprise indiquant la forme de la pièce, écriture (mélismatique, syllabique). ® école , auteur, forme : à partir de là, on peut débuter l’analyse.
2. L’analyse ...
... débute par la partie de ténor. ATTENTION, on ne prend pas en compte la hauteur de sons, mais l’intervalle entre les notes.
- polymélodie : contrepoint note contre note. Dépendance des voix.
- diaphonie : VP et VO partent du même endroit et s’écartent et reviennent à l’unisson.
- polyphonie : consonance verticale à des points stratégiques mais sinon évolution indépendante des voix. Le ténor :
· texte : si pas de texte : il est censé être connu
· qualité de la langue : rapports entre musique et texte
· longueur du texte : indications sur le type de texte
· modes rythmique ou non : liés à l’accentuation de la langue. Organisation du rythme à partir du moment où la polyphonie se met en place et les voix supérieures sont plus virtuoses.
· Le ton : c’est un inflexion qui indique sur quel mode on chante
· intervalles, échelles, silences, signes, symbolique ...
Þ il faut replacer le ténor dans son contexte. Comprendre la pensée du compositeur, son processus compositionnel, ses innovations, ses prises de liberté ® innovation ou conservation ?
3. Même processus ...
... concernant les voix supérieures.
4. Déterminer ...
...chaque début/fin de phrase littéraire : cadences, coïncidence texte/musique, on précise les relations texte/musique, primat de la musique sur le texte ou inversement, concordance des sens.
5. L’analyse mélodique, on détermine :
· les rencontres verticales, les points de repos
· la nature des mouvements polyphoniques
· la technique du compositeur : isorythmie, hocquet ...
Þ on évalue la densité de l’écriture musicale.
6. L’analyse rythmique, on détermine :
· mode rythmique
· cadre temporel
· pulsation
· valeur des notes
· périodicité
· symbolique rythmique
· expressivité
Style primitif
Premier traité de polyphonie : musica enchiriadis (anonyme, fin 9ème). Hétérophonie : deux voix ou plus qui chantent ensemble quasiment la même chose (à l’octave, la quinte) ® dépendance et similitude des voix. L’organum se place plutôt du côté de l’hétérophonie. A une VP, on oppose une deuxième voix VO (à la quarte inf. au début). S’il est stricte, on a tout le temps le même intervalle. Libre : unisson ® quarte ® unisson. Dès le 11ème siècle, VO passe au dessus de la VP. Et de plus en plus de mouvements contraires et obliques, mais toujours note contre note. Cette pratique primitive perdure dans l’improvisation (super librum) jusqu’au 16ème.
Style fleuri
Organum soutenu ou fleuri au 12ème. VP très très lente, avec au dessus VO fleurie et mélismatique. VP = tenor (teneur en français ¹ ténor); VO = duplum ou parfois discantus. (St martial de Limoges).
L’école de Notre-Dame
Deux techniques : organum ou discantus (déchant). Organum : style soutenu qui va subir une transformation : la teneur reste en notation non mesurée, le duplum s’écrit en notation modale (avènement des modes rythmiques). Pour le déchant, tenor et duplum sont écrits en notation modale.
Benedicamus Domino : école de Notre-Dame
Benedicamus : style organum soutenu (domino : style du déchant). La teneur n’a pas de mode rythmique ¹ du duplum (premier mode trochaïque). -di, changement de mode (2ème), -ca on revient au premier mode. Présence de silence (ordines : mélodie entrecoupée par des silences). Complexification progressive des ordines, avec ascension jusqu’au ré, puis descente jusqu’au ré grave (pour la première ligne). Domino : on passe au style de déchant. Teneur en 5ème mode (spondaïque, il n’y a pas de longues). En plus, trois longues/silence/longue/silence = cellule rythmique plus longue. C’est le début de l’isorythmie : utilisation d’une cellule rythmique et mélodique de manière récurrente notamment à la teneur. Dernière ligne, fin du morceau, rosalie, c’est une copula = mélisme terminal qui fonctionne comme une coda, transposition et amplification.
Au départ monodique. Texte en poésie latine, rimée, texte identique à toutes les voix. La teneur est totalement inventée (en principe). Le sujet n’est pas forcément religieux, paraliturgique, pour devenir profane. XIIIème siècle (Montpellier, Bamberg, Turin). Notation modale et mise en partition (indication de datation). Du XIVè au XVIè, on ne trouve plus de notation an partition.
Prière liturgique, -um, -e. On commence plutôt par l’analyse de la teneur : deuxième mode (ïambique) (pas d’anacrouse à cette époque), avec beaucoup de monnayage (fractio modi). Mode de sol authante.
Teneur toujours empruntée à qqchose. Pluritextualité. Le français commence à se substituer au latin (chansons populaires). Duplum devient motetus. Triplum reste triplum. On commence à changer de notation. Les parties sont séparées. Teneur : timbre populaire (cris de Paris!). c’est déjà de la notation mesurée. ABa’a’AB : cette mélodie semble s’approcher du rondeau. Les voix supérieures s’analysent ensemble. Au début échange de voix : stimmtausch. Répétition, imitation, canon.
HISTOIRE DE LA RENAISSANCE
LE XVème SIECLE
· Angleterre :
- Leanel Power ? - 1445
- John Dunstable ~ 1380 - 1453
· Bourgogne :
- Jean Molinet, poète 1435 - 1507
- Gilles Binchois 1400 - 1460
· Flandres :
- Guillaume Dufay 1400 - 1474
· Johannes Ockeghem, franco-flamand ~ 1410 - 1497
· Antoine de Busnes dit Busnois, bourguignon ? - 1492
· Josquin des Prés 1440 - 1521
· Les franco-flamands
- Gaspar von Weerbecke ~ 1445 - 1514
- Jacob Obrecht 1450 - 1505
- Alexandre Agricola 1446 - 1506
· Sous Louis XII
- Antoine de Fevin ~ 1460 - 1511
· Mais aussi ...
- Jean Mouton ~ 1549 - 1522
- Antoine Brumel ~ 1460 - 1520
- Loyset Compère ~ 1540 - 1518
- Pierre de la Rue ~ 1460 - 1518
- Heinrich Isaac 1450 - 1517
LE XVIème SIECLE
· 1501 : Ottaviano Petrucci, Venise
· 1520 : Antico, Rome
· 1528 : Pierre Attaingnant, Paris
· Mais aussi, Jacques Moderne, Lyon
· Clément Marot 1496 - 1544
· Mellin de St Gelais 1491 - 1558
· Eustorg de Beaulieu 1495 - 1552
· Victor Broudeau
· François Ier (!)
· Claudin de Sermisy ~ 1495 - 1562
· Pierre Certon ? - 1572
· Clément Janequin ~ 1485 - 1558
· Passereau
· Pierre Sandrin ? - 1561
· Nicolas Gombert ~ 1500 - 1556
· Thomas Créquillon ? - 1557
· Clément non Papa ~ 1510 - 1555
· 1549 - 1552
- Nicolas Du Chemin, Paris
- Adrian Le Roy et Robert Ballard, Paris
· Pierre de Ronsard 1524 - 1585
· Mais aussi :
- François Villon
- J.A. de Baïf
- Joachim du Bellay
· Claude Goudimel ~ 1520 - Lyon, 1572
· Guillaume Coutely ~ 1531 - 1606
· Jehan Chardavoine 1537 - ~ 1580
· Antoine de Bertrand ~ 1530 - 1581
· Guillaume Boni ? - 1594
· Nicolas de la Grotte ~ 1530 - ~ 1600
· Jean de Castro ~ 1540 - 1611
· Roland de Lassus ~ 1532 - 1594
· Les fondateurs :
- J. Antoine de Baïf 1532 - 1589
- Joachim Thibault de Courville ~ 1535 - 1581
· Mais aussi :
- Jacques Mauduit 1557 - 1627
- Claude Le Jeune ~ 1530 - 1600
· 1519 : les idées de Martin Luther en France
· Jean Calvin 1509 - 1564
· 1539 - 1562 : le psautier huguenot
· Marco Cora ? - 1530
· Bartolome Tromboncino ~ 1470 - 1535