Itinéraire du répertoire lyrique en Europ centrale
Itinéraire du répertoire lyrique en Europe centrale
Le grand prédécesseur, Mozart, laissant un opéra en pleine mutation. 1803 : éclat parallèle du Fidelio de Beethoven, de Peter Schol de Weber. Même année en France : Boieldieu en pleine gloire avec Ma tante Aurore; le Sueur, Cherubini avec Anachreon, dans la lignée de Gluck.
Les 25 premières années du 19ème siècle sont sous la domination de l’opéra italo-français, avec la Vestale de Spontini. En Allemagne, Beethoven : singspiel sérieux, d’actualité, lutte contre la tyrannie. Livret français d’origine de Bouilly, Léonore ou l’amour conjugale. Parallèlement la symphonie n°3 Héroïque. Le 20 octobre 1805, première version, échec retentissant. Le 29 mars 1806, modification de l’opéra, Léonore III, accueil mitigé. Le 18 avril, troisième version avec Fidelio, version définitive : plus de force idéologique choeur de prisonniers, choeur final, côté italien épuré. Beethoven reprend bien le flambeau du moins dans le travail symphonique. L’aspect hybride de cet opéra : singspiel populaire, sujet grave d’actualité, affirmation des droits de l’homme, vaudeville Û grand opéra. Influences françaises certainement : Mehul, Cherubini ... mais aussi Gluck, Mozart (la flûte enchantée).
Distinction opéra allemand / opéra italien. Les sujets : goût pour le fantastique, féerique, légende mythique, pas de moderne. Le singspiel est représenté par Beethoven, Weber, Spöhe, Hoffmann, Marschner (le Vampire), Schumann (Geneviève), Nicolaï (les joyeuses commères de Windsor).
Weber est l’incarnation du génie romantique super doué. Il conçoit déjà le concept d’Art Total. Selon lui, « l’opéra est une oeuvre d’art formant un tout, où toutes les parties et les apports des arts jumeaux qui y sont employés se fondent l’un dans l’autre jusqu’à disparaître et former un nouvel univers » ® fusion des arts.
Sylvana (la muette de la forêt), (1810), (cf, la muette de Porticci d’Auber), Abu Hassan (sorte de turquerie, singspiel en un acte. Ouverture à programme directement liée à l’oeuvre), Godzi, Preciosa ...
a. Le Freischütz
Singspiel en trois actes de 1824. Réadapté à la scène française, Robin des bois. Les idées romantiques dans cet opéra : la forêt de bohème, intervention du diable, pacte avec le diable, tournoi (hérité du moyen-âge), victoire de l’innocence sur le maléfique.
b. Euryanthe
Opéra romantique héroïque en trois actes de 1823. Entièrement chanté. C’est le premier véritable opéra allemand. Récit français versifié médiéval, puis mis en prose au 15ème siècle. Nature, chevalerie, folie, hallucinations, l’oeuvre se déroule sur deux plans opposés : chevalerie et félonie (langage chromatique). Geneviève de Schumann doit beaucoup à Euryanthe.
c. Obéron
Opéra romantique de 1826 écrit en anglais. Semi opéra presque dans la tradition de Purcell (dans sa conception). Deux sources différentes : une geste française du 12ème siècle, un écrit de [Vilante] appelé Obéron. On retrouve chevalerie, orientalisme de Bagdad, triomphe de l’amour fidèle. C’est une féerie anglaise à la Shakespeare (cf. songe d’une nuit d’été de Mendelsohnn)
a. Les sujets bibliques
Salomé, Joseph, le climat y est sensuel et morbide car lié à l’orientalisme
b. Les sujets hellénistiques
Electra, Daphné, Danaé, Hélène d’Egypte
Beaucoup d’opéras « féminins » : les femmes y sont sensuelles et hystériques. Contexte musical d’une violence expressionniste jamais égalé (jusqu’à Berg et Schoenberg)
c. Les sujets baroques et Roccoco
Arabella, le chevalier à la rose, Capriccio (relation entre le verbe et le son). Influence de Wagner (chant ample), des véristes. Chez Strauss, il faut des voix jeunes qu’on va tendre ¹ Wagner. Son style est difficilement cernable. Pourtant une chose est sûre : le soin apporté à l’orchestration, soin de chaque pupitre dans sa quête du symbolisme musical.
d. Le conte oriental, initiatique
La femme sans ombre, intermezzo. 1900 : il rencontre son grand livrettiste Hugo Hofmannsthal. Strauss, pourtant, le juge trop compliqué malgré la très bonne symbiose qui s’opère entre les deux.
On est encore très occidentalisé. Domination de la musique opératique italienne. Deux grands courants :
- courant officiel à Moscou, autour des frères Rubinstein, Nicolas et Anton. Aussi avec Tchaïkowsky.
- courant marginal avec le groupe des cinq : évocation de la Russie millénaire, chant populaire russe, chant oriental
a. Glinka (1804 - 1857)
Découvre la parenté entre les formules orientales, espagnoles. Ses opéras sont sans texte au départ. Russlan et Ludmilla
b. Dargominsky
Russalka, Le convive de pierre. Il refuse l’opéra à numéro. Il cherche un motif mélodique continu. « Je veux que le son exprime l’idée »
c. Borodine (1833 - 1887)
Le texte est très important. Il est son propre livrettiste. Il défend l’opéra à numéro (comme Glinka).
Prince Igor
d. Korsakov
au CNED avec Tchaïkowsky. Snegourochka (1881, recherche d’un ton populaire), Mozart et Salieri (récitatif mélodique à la façon de Dargo.), la fiancée du Tsar, Kitege (oeuvre panthéiste, mystique. Opposition monde barbare et civilisé), le coq d’or
e. Stravinsky
L’oiseau de feu
f. Tchaïkowsky
g. Moussorgsky
Boris Goudounov, La convencina