Le concept de musique de chambre
Le concept de musique de chambre
Le premier quatuor à cordes est créé par D. Baillot en France en 1814. Au 19ème se constitue une répertoire de musique de chambre tout à fait nouveau qui renoue avec le principe de divertissement.
Le quatuor à cordes
Le clavecin disparaît. La basse continue cesse d’exister : émergence du quatuor fin 18ème ® idéal de perfection début 20ème. Beethoven est la grande référence à l’époque romantique. Il assure la charnière entre la profusion du 18ème siècle et la raréfaction du 20ème. L’héritage mozartien est important.
· Premier groupe : 1798-1800 : opus 18, Lobkowitz
· Deuxième groupe : 1806-1810 : opus 59, trois quatuors dédiés à Razmonsky. Plus techniques et novateurs. Des procédés de dérivation motivique enjambent les différents mouvements.
Extrait : opus 59 n°3. 1809. Premier mouvement. Une introduction lente précède le mouvement.
· Opus 74 et 95 sont appelés quartetto serioso.
Extrait : 3ème mouvement opus 75, scherzo rondo.
Trois groupes : 1822-1826 : cinq quatuors opus 127, 130, 131, 132, 135.
· Opus 133 « grande fugue ». Terminé en 1825, dissocié par l’éditeur et décide d’en faire une pièce à art entière.
· 130 et 131 en six mouvements, point extrême de ses recherches pour son audace, et le côté polyphonique de l’écriture.
· Opus 132 en 1827, en cinq mouvements. Cet opus est connu pour le troisième mouvement qui porte un épigraphe : « chant de reconnaissance offert à la divinité par un convalescent dans le mode lydien ». Sorte de mélodie chorale qui se développe dans une forme ABABA, après sa maladie de 1824.
· Opus 135 sur les premiers mots « nubes sein ? » et à la fin « es nub sein ». Titre du final « la décision difficilement prise ».
Il a écrit 5 trios à corde, trios pour piano et corde. Opus 97, trio archiduc.
Extrait : premier mouvement en sibM. Quatuors avec piano, sonate pour violon. Sonates piano/violoncelle, venant de sa rencontre avec Duport, grand violoncelliste.
Extrait : opus 5, première sonate piano/vcl. Deuxième mouvement (en 5 mouvements), en faM. Ecriture virtuose du piano.
Le quatuor à cordes hors Beethoven
Quelques éparses et 15 quatuors chez Schubert qui utilise des oeuvres du passé. 7 chez Mendelsohnn, 3 chez Schumman. Les compositeurs ont été assez effrayés par les oeuvres de Beethoven : d’où peu de grands sommets dans ces quatuors.
Dans les autres formations qui incluent le piano
Le rôle de ce dernier s’émancipe dans l’accompagnement harmonique. On rajoute violon, flûte, vcl, clarinette.
Weber, sonate extraite des 6 sonates progressives pour violon obligé, dédié aux amateurs (1810) : le piano a la meilleure partie.
Extrait : sonate opus 10 n°6
Weber est connu pur sa musique uniquement consacrée aux vents. Il affectionnait la clarinette.
Extrait : clarinette, deux cors, deux bassons : opus 12 adagio en mibM et rondo en sibM
· Schubert, en 1816, il n’innove pas formellement mais l’esprit du lied toute sa musique de chambre.
1812-1816, première période
1819-1828 : seconde période
· Schumann
Extrait : sonate n°1 opus 105 en lam piano/vl.
Schumann écrit mieux pour l’alto
· Mendelsohnn, deux sonates pour violoncelle.
Extrait : sonate 2 opus 58, deuxième mouvement (1842-1843). Scherzo.
· Schubert s’y adonne durant la première moitié du siècle.
Extrait : opus 99 n°1 (1827), quatrième mouvement. Rondo (avec une coda furieuse).
· Chez Mendelsohnn, deux trios. Le premier en 1839. Selon Schumann, « c’est le maître du trio de notre époque.
· Fanny Mendelsohnn, doble musical de son frère.
Extrait : opus 11
· Chez Schumann, il en existe 3 (deux premiers sont connus) :
- Opus 63 en rém de 1847, qui s’inspire beaucoup de l’opus 49 de Mendelsohnn
- Opus 80 en faM de 1847-1849, une oeuvre préférée de Clara.
- Opus 110 de 1851 offrant un maximum d’indépendance aux trois instruments.
Extrait : trio n°2, premier mouvement.
C’est un genre rare malgré deux oeuvres de Mozart. Acquisition du romantisme. Emergence du piano avec Schumann.
· Mendelsohnn, opus 18 en laM (deux violons, deux altos, un violoncelle)
· Schubert, opus 114 « la Truite »
· Reicha, opus 88 n°2
Extrait : premier mouvement de son quintette à vents
La production est de plus en plus colossale.
En Allemagne
24 opus. Il aborde le quatuor à sa grande maturité. Il aime l’esprit populaire. Rencontre décisive avec le violoniste Josef Joachim. On y retrouve son sens inné de la mélodie. Fusion du style classique et du style romantique. Trois sonates pour piano et violon, trois sonates pour piano et clarinette, des trios.
Extrait : sonate pour violon et piano en rém opus 108, deuxième mouvement.
Quintette avec clarinette en sim (1891)
Extrait : troisième mouvement andantino
Quatuor avec piano
Extrait : ébauché en 1851, terminé en 1875, l’opus 60, références littéraires : thème du suicide du jeune Werter. Quatrième mouvement.
Extrait : sextuor du printemps.
Il mène le chromatisme wagnérien plus loin que Wolf ou Bruckner. Beaucoup d’écriture pour clarinette et piano.
Extrait : sonate n°3 en sibM, quatrième mouvement, pour clarinette et piano.
En Russie
Six oeuvres de musique de chambre. Ces oeuvres ont marqué l’évolution du style en Russie. Trois quatuors au style très populaire.
Extrait : opus 11 n°1 de 1871. Troisième mouvement, scherzo.
Son oeuvre de musique de chambre est très influencée par l’Allemagne. A noter un quatuor flûte/hautbois/alto/violoncelle.
Extrait : quatuor à cordes n°2 en rém de 1881. Troisième mouvement, nocturne.
En Bohème
Il utilise la danse tchèque. L’alto est l’instrument fétiche. Modèle schumanien et brahmsien.
Extrait : opus 90 en mim. Trio piano/violon/violoncelle.
Le 19ème siècle voit émerger de nouvelles formes appuyées sur un instrument roi : le piano. Production intense très intéressante de musique de chambre. Le genre devient après le lied le lieu de la confidence, de l’intimité et pour le quatuor, le lieu de la perfection.