Remarques sur la deuxième République, Gounod, le piano

Publié le par stephen0711

Remarques sur la 2ème République
Gounod                                               
Le piano


 

La deuxième République.

Période agitée. 22-25 février 1848, Révolution. Le 24, abdication de Louis Philippe. Et le 25 février 1848, proclamation de la deuxième république (Louis Napoléon Bonaparte).

Mars 1849 : épidémie de choléra.

1851, 2 décembre, coup d’état avec en 1852, naissance du second Empire. Période peu propice au développement des arts. C’est un héritage de la période précédente.

1849 :

            - le prophète, Meyerber (opéra). Continuation du grand opéra romantique.

            - disparition de Chopin

quelques mutations dans les institutions avec en 1851, création de la SACEM. En 1852, Boëly (organiste), est renvoyé de st Germain Lauxerroy car il joue de la musique sévère (Bach). Répertoire ancien = archéologie musicale. J-F Feliz fait donner à Paris des concerts historiques (cf Pern, Choron). Il faudra attendre la fin du 19ème pour voir renaître Bach et les organistes (Guillemant).

Nous allons vers la fin du romantisme : Damnation de Faust (1846, apogée du style romantique berliozien) ® Oratorio (1854), véritable mutation stylistique. Même chose pour la facture de piano : les petites manufactures cèdent la place aux industries des année 50, les brevets sont rares. Les associations symphoniques se développent, sur les Concerts du Conservatoire. La presse musicale est florissante. L’Orphéon (1833, premier concert en 36), adopte une politique de concours. Sont joués Meyerber, Adam, Halévy. C’est une époque de bal (le bal Mabille), on danse beaucoup (closerie des Lilas). En 1848, environ 300 guinguettes à paris et proche banlieue. Toute l’Europe est touchée par ce climat d’agitation. Ouvrages théoriques de Wagner (période transitoire entre sa jeunesse et sa maturité). Verdi est en pleine période compositionnelle. Ce sont les débuts de Brahms, succédant à Schumann. Même à l’étranger, c’est la fin du romantisme.

Charles Gounod (Paris 1818 - 1893)

Elevé par sa mère. Parmi ses maîtres : Reicha, Halévy, Le Sueur, Zimmermann (son beau père, pour le piano).

1839 : premier grand prix de Rome de composition. Il faut prendre en considération 50 ans de vie musicale française.

1843 : organiste à l’église des Missions étrangères. Crise mystique. Pendant 10 ans, il ne réussit pas, jusqu’en ‘60, à s’imposer dans le domaine de l’opéra.

1853 : Méditation sur le premier prélude de Bach (ave maria, à formation variable, vx. / piano). C’est à Rome que Gounod rencontre Fanny Mendelsohnn qui lui fait découvrir Bach. (‘40)

1855 : messe solennelle de Ste Cécile. Mise en musique du commun de la messe (Kyrie, credo ...)

Extrait : début du Kyrie. A cette période, l’idéal de la musique religieuse, c’est Palestrina. Pour l’offertoire il crée un adagio pour orchestre, d’un style très surprenant rappelant Malher.

1859 : Faust (Barbier et Carré)

1860 : Philémon et Baucis; la Colombe (Barbier et Carré)

1864 : Mireille (Carré d’après Mistral)

1867 : Roméo et Juliette (Barbier et Carré)

1882 : deux oratorios en trilogie dite sacrée : la Rédemption.

1884 : Mors et Vita (trilogie sacrée)

Il ne s’impose pas dans le domaine du piano. Il écrit de la musique de chambre. A noter un nonette en 1888 d’instruments à vents au style très chantant (d’ailleurs, la musique de chambre à vents va s’imposer plus tard). La musique orchestrale existe : 1855-56, deux symphonies mais pas de concertos.

Le style musical français va évoluer, du fait de l’influence wagnérienne. Franck, Chabrier et Chausson la subiront ... mais pas Gounod.

Extrait : « viens, les gazons sont verts ». 1875. Dans le même style que « Venise » (1842, Musset). Il existe toujours une emprise de la mélodie qui conduit l’ensemble du discours musical.

Gounod a un goût  pour la phrase mélodique, prototype de la phrase sans excès de lyrisme (¹ Verdi). Il impose un genre ¹ du grand opéra historique wagnérien. On parle d’opéra de demi-caractère, sans influence de Wagner, plutôt Gluck, Mozart et les chants grégoriens.

... finalement, c’est Faust qui domine, triomphe à l’opéra en 1869, face à deux répertoires : Verdi et Wagner. Gounod représente une spécificité française.


 

Le Piano

La facture

des parisiens : Erard (1777), Pleyel (1808), Pape (1818), Gaveau (1847)

1808 : clavier à découvert (Erard). Avant c’était comme le clavecin, on ne voyait pas les mains ® curiosité de la virtuosité.

1821 : double échappement (Erard) ® virtuosité

1826 : marteaux recouverts de feutre (Pape)

1827 : piano droit français (Poller et Blanchet). Avant, piano carré (épinette), à queue (clavecin)

1828 : cordes croisées (Pape) Þ plus longues, plus sonores.

 ... les inventions datent du début du siècle.

Les méthodes

J-L Adam (1804, le père). Il y a une oeuvre de Bach

Hummel (1838)

Fetis et Moscheles (1840)

Les oeuvres, en musique française.

1816 : Boëly, 30 caprices op.2. Style très contrapuntique.

1836 : Hexameron. Variations sur un thème de Bellini écrites par plusieurs compositeurs : Liszt; Thalberg, Pixis, Herz, Czerny, Chopin.

1847 : Alkan, grande sonate op.33 (les Quatre Ages).

Extrait : virtuosité, proche du style de Liszt, la recherche harmonique s’appauvrit.

1871 : Bizet, Jeux d’enfants (quatre mains)

1874 : St Saëns, variations sur un thème de Beethoven (deux pianos) (menuet de la sonate opus 31 n°3). Esthétique souvent plus classique que romantique.

1879 : Fauré, Ballade (avec orchestre en 1881). Il va écrire 13 nocturnes, la première en 1883, la sixième en 1894 ( la plus célèbre et la plus développée), 13 barcarolles, la première en 1883, qui vont marquer le piano français à cette époque.

1881 : Chabrier, Pièces pittoresques; d’Indy, poème des montagnes.

1883 : Chabrier, trois valses romantiques pour deux pianos.

1884 : Franck, Prélude, choral et fugue.

Extrait : technique de contrepoint, le piano devient le représentant de la musique sévère; densité harmonique à travers des procédés wagnériens.

1887 : Franck, prélude aria et final.

1888 : Satie, Première gymnopédie. Annonce de la recherche moderniste. Debussy, deux Arabesques. Pas de partitions novatrices dans les oeuvres pianistiques à la différence des oeuvres orchestrales.

1891 : Chabrier, Bourrée fantasque. Thème simple allant à une partition éclatante de virtuosité.

1899 : Ravel, Pavane pour une infante défunte (inspiré de Fauré et Chabrier).

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Publié dans MUSICOLOGIE

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