Arnold Schoenberg, 6 petites pièces opus 19
ARNOLD SCHOENBERG (1874 – 1951)
6 petites pièces opus 19

Vienne, 13 / 09 / 1874 – Los Angeles, 13 / 07 / 1951
1901 : vient à Berlin. Mahler dirige l’opéra
1903 : retour à Vienne
Œuvre
1899 : Nuit transfigurée (Vienne)
1901 : Gurre lieder (Berlin)
1903 : Peleas et Melissandre
1905 : premier quatuor à corde
1906 : première symphonie de chambre opus 9
1907 : deuxième quatuor à cordes : le premier violon est une soprano. Accord mystique do fa# sib mi la ré.
1909 : trois pièces pour piano opus 11
1909 : Erwartung. Monodrame. On reste dans le style expressionniste allemand.
1910 : retour à Berlin
1912 : Pierrot lunaire opus 21
1917 : retour à Vienne
1924 : retour à Berlin
1930 : Moïse et Aaron. Opéra inachevé.
1933 : exil à Paris (à Darius Milhaud)
1934 : après New York, il arrive à L.A.
1939 : deuxième symphonie de chambre
1941 : variations pour orgue
1942 : concerto pour piano et orchestre
1947 : un survivant de Varsovie
Education catholique à protestantisme à 1933 : il revient à la confession israélite. Au départ, « disciple de Brahms ». Après hypertrophie de son langage musical. Puis on repart dans le sens contraire : peu d’instruments, peu de temps, économie (cinq pièces pour orchestre), voire le silence institutionnel (Webern). Autre mur, celui de la tonalité. Il faut oser l’atonalité. mise en route du système dodécaphonique (1921). Mais … « il y a encore beaucoup de musique à écrire en ut M », selon lui.
6 petites pièces
§ Composées entre février et juin 1911.
§ Pierre Boulez : « Schoenberg inaugure la « petite forme » […] Par sa concision, il a le souci d’éviter toute répétition par un développement qui mettrait en jeu des figures musicales identiques […], les expressions quoique atteignant rarement à la violence ». ¹ Brahms, maître du développement.
§ Glenn Gould : « le piano en-soi a pour Schoenberg de moins en moins de signification […], il n’y a pas une seule phrase qui ne soit mal conçue pour le clavier. »
§ Schoenberg en France … grâce Darius Milhaud. Et aussi René Leibowitz (cf. Schoenberg, coll. Solfège)
§ Pièce n°2 : ostinato de tierces verticales ou mélodiques : mesures 1-3 : A, 4 : transition, 5-6 : B, 9 : coagulation de tierces de A.