Igor Stravinsky, Symphonie de Psaumes
IGOR STRAVINSKY (1882 – 1971)
Symphonie de psaumes
20ème siècle : deux fossés tuant les hommes et la musique : les deux guerres
Bibliographie
Stravinsky :
- les chroniques de ma vie
- poétique musicale
- souvenirs et commentaires
André Chefner, Stravinsky
Boris Schloezer, Stravinsky
Biographie
1882 : naissance en Russie, famille assez aisée
Son mentor, Rimski-Korsakov (cf. l’oiseau de feu)
1908 : intérêt pour le ballet à travers Serge Diaghilev. L’oiseau de feu.
1911 : scandale du « Sacre du printemps »
Selon Debussy : « il adore la musique. Il pourrait lui faire un enfant, mais quand il danse avec elle, il lui écrase les pieds ».
Encouragé par les recherches de Schoenberg
L’histoire du soldat (cf. le roi David d’Honegger)
1929 : mort de Diaghilev, fin d’un mécénat éclairé et d’une amitié
1939 : quitte la France dont il avait la nationalité, pour les USA
1971 : meurt aux USA
Œuvre
1908 : Feu d’artifices
1910 : L’oiseau de feu
1911 : Petrouchka
1913 : le Sacre du printemps
1914 : le Rossignol
1917 : Renard
1918 : l’Histoire du soldat
1919 : Puccinella (« des moustaches à la Joconde »), mais aussi un concerto pour deux pianos
1930 : Symphonie de psaumes
1952 : Canticum Sacrum pour St Marc de Venise
1958 : Threni
1966 : Requiem
Des 5 symphonies, il s’agit de la troisième. La première date de 1905 en mib, en 1920, symphonie pour instruments à vents (dédiée à Debussy). En 1930, l’orchestre symphonique de Boston comme l’œuvre pour le 50ème anniversaire, 1940, symphonie en ut, 1945, symphonie en trois mouvements.
La symphonie de psaumes
§ Le texte : des psaumes, un par mouvement
Psaume 39 pour le premier mouvement, versets 13 et 14 : la supplication
Psaume 40, versets 2, 3, 4 : l’espérance
Psaume 150 en entier : louage, action de grâce
è texte de la vulgate, version latin de la Bible, que les réformateurs du Concile de 30 ont rejeté en raison des fautes de traduction.
§ « Composé à la gloire de Dieu » (Soli Deo Gloria à cf. Bach)
Premier mouvement : une sorte de choral
Deuxième mouvement : double fugue
Troisième mouvement : final de symphonie mélangeant ambiances rythmiques et planantes
è double influence catholique et orthodoxe
§ Premier mouvement : présence de deux pianos. Premier accord percussif à disposition originale. Il n’y a pas de premiers ni de seconds violons. Il ne reste plus qu’un squelette d’orchestre. la cellule musicale essentielle, c’est la tierce mineure. Présence de voix d’enfants.
§ Deuxième mouvement : double fugue. Tierce mineure omniprésente. Qualité du sujet. Disposition des entrées : hautbois, flûte, flûte (dans le grave) le chœur entre … la musique prend de la gravité (après avoir commencé dans l’aiguë). Il y a une deuxième fugue, qui se combine après avec la première.
§ Troisième mouvement : le plus représentatif. 1-2 : introduction lente. 3-20 : grand développement de quatre sections dont la troisième est le rappel de l’introduction. 20-22 : troisième partie. 22-29 : sorte de final.
A : alleluiah triste. Utm modal sans sensible, bitonalité. Ambiguïté rythmique : cellule de trois sons inscrite dans une mesure à 4 temps. Sonorité d’orgue (qui n’existe pas dans la religion orthodoxe). La prosodie est extrêmement respectée.
B : ostinato rythmique
C : épisode lumineux en réM qui amènera mibM
D : en doM sans quinte
--> une œuvre pleine de nouveauté et de richesse