Edgard Varèse, Density 21.5

Publié le par stephen0711

Edgard Varèse, Density 21.5

 

Les paramètres du son : timbre, hauteur, durée, intensité

L’approche instrumentale : degrés de difficulté, progression ?

Sources

-         Debussy, Prélude à l’après-midi d’un faune, Sonate pour flûte harpe et alto, Sirex

-         Poulenc : Sonate pour flûte

-         Jolivet : Incantation pour flûte

-         Ravel : Daphnis et Chloé

à Situer la flûte dans la chronologie : au niveau esthétique, au niveau des registres, des tonalités, de la forme. La flûte peut-être caractérisée au niveau formel par … Registre très expressif à caractère mélodique (adagio du concerto en sol de Ravel), continuité mélodique du thème ou registre de danse (badinerie de Bach). Pierrot Lunaire (1912) : contrepoint atonal et expressif voix/flûte, traitement intervallique similaire.

Réception à l’audition : tous les paramètres du son semblent être exploités de manière individuelle peut-être dans une volonté de test de l’instrument .

-         Un dialogue entre une apparente simplicité et les niveaux de complexité.

-         Un apport nouveau dans le répertoire qui va intégrer une division des modes de jeu, une nouvelle technique instrumentale. Réflexion sur la virtuosité.

-         Approche dynamique. Une dynamique individualisée par phrase musicale, par groupe de son, par groupe rythmique.

-         Une analyse formelle selon un point de vue cohérent : tempo, paramètres du son

-         Une monodie ayant pour caractéristique des sauts intervalliques et ses redoublements. Polarité sur des intervalles. Construction mélodique par étagement successif. (Réflexes sur les propositions inverses : chute mélodique, anacrouse, accent, désinence).

 

Comment organiser une progression mélodique par paliers successifs ?

Peut-être que la flûte est reliée dans l’inconscient populaire à la simplicité. Simplicité diffère du simplisme. Varèse travaille-t-il avec tout le total chromatique sans que la musique soit dodécaphonique soit avec relations d’intervalles très privilégiés qui ne permettront pas d’analyser la musique de manière tonale. à intervalle de triton multiplié, intervalle caractéristique du style de l’auteur, de l’époque, sauts intervalliques extensifs, 7ème M, m, 9ème M, m ó 2nde m, M = redoublement d’intervalle.

è différents états de la progression mélodique : repérer les points d’attaque culminants (vocabulaire sur les différents attaques du son), qui donnent des différences de caractère.

La segmentation des phrases musicales : nombre de sons, en plus, en moins, en stagnation. Différents états de la construction mélodique (ex : par ajout de son). Intégration des harmoniques par rapport à un son fondamental, mais il ne les utilise pas.

 

 pp, p, mp, sfp, f, mf, ff, fff … relation entre le registre et les intensités.

-         Signes de ponctuation, silence d’articulation

-         Intervalles caractéristiques : chromatique retourné et leur systématisation auquel Varèse adjoint l’intervalle de triton. Cette figure fait l’objet d’une présentation, d’un renforcement par un ff (mesure 9). Aucun chromatisme retourné à l’identique.

-         Technique du son enflé : affirmation du ff, renforcé par un crescendo. Energie du son qui peut aller jusqu’au son sifflé (tierce). Exploitation, transgression volontariste des registres extrêmes (cf. piccolo)

-         Travail rythmique au détail

 

Premier système : chromatisme retourné, triton. Sons tenus, une dynamique traitée en sons enflés et diminués. Cinq sons, trois niveaux dynamiques.

Stabilisation et répétition des hauteurs et un ajout progressif (ATTENTION ajout ¹ développement), alors travail sur le rythme : resserrement des valeurs, présentation de l’anapeste, liaison, niveau de subtilité rythmique (stabilité, changement).

2nde m, répétition, mais modification rythmique subtile, intégration de la liaison, flux dynamique f à son enflé (subito = autre plan sonore =écho). Modulation rythmique au niveau du triolet et magnifie à la fin le triton.

Petit rappel : Série et Total chromatique

Le T.C. prend en compte la chromatisation des hauteurs, il s’agit d’un matériau qui n’est pas déterminé à la différence de la série. Mais cette chromatisation s’applique aussi au timbre, aux modes de jeu. La série hérite du passé du point de vue contrapuntique : sujet renversé, rétrograde. Une forme apparaît. Tout est déduit du matériau de base. Des leçons à retenir des Sarabandes et des Fantaisies et fugues pour orgue de Bach, des Ricercare à six voix (cf. Webern).

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