Xenakis (+références sur la musique du XXème)

Publié le par stephen0711

Y. Xenakis

Traitement orchestral

§         Registres extrêmes surtout dans le spectre aiguë de l’orchestre, en particulier pour les cordes avec des harmoniques dans l’extrême aiguë. Avec en plus un travail rythmique.

§         Emploi généralisé du glissando : création d’un véritable état musical continu, continuum de temps (mobilité).

§         Superposition rythmique. Travail à la prolifération de cellules rythmiques très individualisées mais par couches superposées. Ces cellules ne sont pas identifiables individuellement mais elles le sont en tant qu’entité, l’idée de masse étant prise en considération. à notion de nuage de son.

§         Généralisation de l’univers des micro-intervalles (sentiment d’achromatisation). Véritable adaptation technique demandée aux instrumentistes (réévaluation des doigtés, contrôle de l’oreille). Une adaptation culturelle à cette conception de la masse orchestrale.

§         Emploi généralisé des modes de jeu : col legno, flatterzung, trato, sul tasto, sul ponticello.

§         Attitude de l’orchestre propice à la percussion : division, annexation des cordes (jusqu’à près de 60 divisions). On peut parler de texture orchestrale. La texture renvoie à un état de la complexité polyphonique.

§         Eclatement et spatialisation structurelle de la musique : nouvelle répartition des instrumentistes en salle ou en plein air à pertes, éloignements

§         Le pouvoir évocateur de certains instruments (flûte, cor…), tend à disparaître. L’idéal du soliste n’a guère de sens. Disparaissent aussi les mélanges traditionnels et académiques des timbres.

è Il existe une combinatoire de tous ces évènements. Xenakis, après la musique concrète, renouvelle l’orchestre ce dernier jugé trop rapidement comme dépassé.

Persephassa (1969)

Création : en 1969 en Iran, à Persépolis

nom archaïque de Korê, déesse de la renaissance de la nature au printemps.

§         6 ensembles très caractéristiques au niveau de la nomenclature des instruments

§         les peaux sont désaccordées et placées en six hauteurs ¹

§         les affolants, feuilles d’acier très minces

§         les simantra, tiges d’acier trempé, suspendues et que l’on frappe avec une batte de triangle

§         les simantra en bois, également suspendus, frappés avec des battes en bois ou en métal

§         les galets, frappés naturellement

Parmi les percussions, on trouve : timbales, caisse claire sans timbre, bongos, congas, toms, wood-block, maracas … utilisation de timbres qui élargissent le spectre musical européen de la musique savante. Travail rythmique conséquent sur le travail indéterminé ou déterminé des hauteurs.

Trois parties :

-         la théorie des cribles : 2986 impacts

-         deux pôles : le silence, un enchaînement de superposition de tempi. Organisation d’une technique de décalage temporel. Le but : rendre autonome la pulsation de chaque instrumentiste et obtenir la superposition de 6 tempi différents.

-         Prise en charge de six tempi : ces tempi construisent six trajectoires autonomes dont les dynamiques accusent le caractère spatial de cette pensée musicale.

Pithoprakta

Action par probabilité

50 instruments, 46 cordes, 2 trombones, une xylophone, un wood-block

Confrontation entre la continuité et la discontinuité, par des glissandi, des nuages de son (pizz.). Coups de mains sur les instruments, coups d’archet brefs. Cordes divisées à l’extrême. Le son individuel perd de son importance. La construction de l’ensemble fait appel à une mathématisation de l’espace sonore è création d’un nouveau paysage sonore contrasté. Sons légers, attaques brusques, les coups d’archet brisent ou rétablissent la ligne générale de l’œuvre, constitution de groupes rythmiques qui se décalent, s’arrêtent, se répartissent à des vitesses différentes pour produire des périodes décalées. On peut parler d’une transformation de la texture.

 

ANNEXE REFERENCE

 

Atonalité

Schoenberg, quatuor n°2 opus 10 (1908)

Sprechsgesang

Schoenberg, Pierrot Lunaire (1912)

Néoclassicisme

Stravinsky, Pulcinella (20’)

Micro-intervalles

Haba, 2ème quatuor à cordes

Dodécaphonisme

 

Schoenberg, opus 23

 

Technique sérielle

A.Webern, Symphonie opus 21 (1928)

Transformation, extension

instrumentale, piano préparé

 

J. Cage, Bacchanales (1938)

Rythmes irrationnels et non rétrogradables

O. Messiaen, Techniques de mon langage musical (1944)

Hasard et improvisation

J. Cage, année 1951

Œuvre ouverte

P. Boulez, 3ème sonate pour piano

 


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article