Bela Bartok, petite biographie, oeuvre et technique
BELA BARTOK (1881 – 1945)
Petite biographie
Village de Transylvanie (Roumanie)
1894 : installation à Bratislava
1899 : installation à Budapest
c’est un produit de ce melting-pot d’Europe centrale
1902 : premières révélation avec R. Strauss en entendant « Ainsi parlait Zarathoustra »
concours de piano Anton Rubinstein
voyage de collecte de chants et danses populaires d’Europe centrale. Il fait ça avec Zoltàn Kodaly. Les racines de la musique : se ressourcer et les sauver.
1906 : Slovaquie, Ukraine, Bulgarie
1913 : Afrique du Nord (Tunisie, Maroc)
1932 : Egypte (Caire)
1936 : Turquie (Anatolie)
c’est le travail d’un scientifique et d’un musicien : ethnomusicologie.
S’intéresse à la nature (infiniment présente dans son œuvre), aux langues (fondements)
1907 : prof de piano au conservatoire de Budapest
1933 : prend conscience du danger du nazisme : artiste écorché vif. Quitte l’Europe
1940 : premier voyage aux USA
novembre 1940 : deuxième voyage aux USA : exil définitif
pas reconnue. Survit très difficilement matériellement. Yehudi Menuhin le prend en charge.
1945 : il meurt dans la misère à New York
« Mon idée maîtresse véritable […], c’est celle de la fraternité des peuples, […] envers et contre toute guerre […] c’est pourquoi je ne me refuse aucune influence […] pourvu qu’elle soit pure, saine et fraîche. Mon développement artistique est comme une spirale : […] résoudre de manière toujours plus élevée, les mêmes problèmes. »
L’œuvre et la technique
méthode « mikrokosmos »
trois concertos pour piano
une œuvre d’orchestrales importante
musique pour cordes percussions et célesta
musique vocale, opéras
musique de chambre dont six quatuors à corde
Par rapport à Schoenberg, Messiaen (traité de mon langage musical), Hindemith, … il n’a jamais posé sur le papier les théories de son langage original, complet et rigoureux.
Son système des tonalités : au lieu de s’intéresser à l’aspect circulaire de ces modulations, il procède par « axe ». les point opposés réagissent le plus fortement. Chaque pôle peut-être remplacé par son antipode, sans que sa fonction en soit changée. Le rapport pôle / antipode est l’un des principes formels et architecturaux de sa musique. Les tensions sont alors beaucoup plus fortes.
En ce qui concerne les accords, les dissonances conservent plus ou moins leur sens ( à la différence de Schoenberg où les dissonances s’effacent).
La section dorée (aussi importante que la carrure), intéresse le compositeur : un nombre est divisé selon la section d’or quand deux parties sont dans le même rapport que son tout à la plus grande des parties. Cette section détermine le point culminant d’une pièce, un moment crucial.
Il utilise aussi la série de Fibonacci.