Arnold Schoenberg, Walzer

Publié le par stephen0711

Schoenberg. Walzer. 1923

 

Interprétation : Glenn Gould

Première œuvre dodécaphonique dans l’histoire de la musique.

§         Vitesse de déroulement, tempo rapide

§         Contrastes d’intensité

§         Une manière (nouvelle ?) de toucher le piano

§         Une appréciation sur l’interprétation (tempo égal ?)

§         Le titre : une valse … 4/8, 5/8 ?

§         Des appuis sur le premier temps, des déplacements de l’accent

§         Une fonctionnalité harmonique ou une absence d’harmonie ?

§         Les sources : la Valse

Ravel : valses nobles et sentimentales, ma mère l’oie

Strauss : le chevalier à la rose

Bartok : mikrokosmos

Berlioz : symphonie fantastique

Schoenberg : Suite opus 25

Au départ, dans la valse, une fonctionnalité très simple[1]. Ravel travaille les notes ajoutées avec subtilité. Ici, ruptures rythmiques par rapport au schéma 1-2-3, absence de repères fonctionnels. Difficulté de sentir la pulsation propre à la valse : une rupture par rapport à la tradition. Cadre métrique travaillant à la petite valeur : difficulté d’extension de mémorisation, de retenir un thème ( ?, par rapport à une thématique populaire, cf. gymnopédie de Satie)

è discriminer des mondes en opposition.

Après une période de crises successives (néoclassicisme …), volonté de point de repère. Les danses sont réinventées, resituées par rapport aux recherches sur le langage musical et la recherche sur ces douze ½ tons (catégorie éminemment contrapuntique), n’est qu’un bout de la recherche. C’est une manière par ces compositeurs de rejoindre paradoxalement l’Histoire.

Le total chromatique

Par définition, nous sommes dans un niveau contrapuntique. Le compositeur s’arrange pour ne pas aménager une fonctionnalité. Le dodécaphonisme est un matériau unique, ré interprétable, qui permet au compositeur de stimuler son imagination : contraintes et imagination. Le matériau préexiste à la composition.  Est-ce un thème ? Parfois hyperthématisation, hypertravail au niveau de l’exposé sériel (Schoenberg, Variations opus 31, forme lied, 1928). Ce n’est pas une œuvre qui crée des relations très ténues au niveau des intervalles. On peut repérer différents états de la diversité instrumentale.

On peut établir une liste du traitement dodécaphonique par rapport à la réalisation instrumentale :

§         Catégorie contrapuntique : une, deux voix

§         Catégorie harmonique : reconstituée ou pas

§         Des types d’accompagnement, ou négation de l’accompagnement

§         Variables et constantes rythmiques

§         Difficulté d’approche : timbre, phrasé

§         Constitution des agrégats verticaux (accords non classés)

§         Un matériau pourtant contraignant : les degrés de l’imagination

§         Segmentation du matériau dodécaphonique : quatre sons, tous les sons, compléments

 La série :

do#   la   si   sol   lab   fa#   la#   ré   mi   mib   do   fa

Mesures 17 – 19

Une voix, en anacrouse. Il y a un élan de la phrase : mouvement intervallique de 9ème, mesure 18, qui surprend soudainement.

Mesures 22 – 23

Différenciation des registres, changement de clés. Technique de mains alternées. Tierces majeures = organisation des intervalles. Notons l’accent mesure 23. Mesure 23 : subtilité dynamique insistant sur l’indépendance des deux mains au niveau de l’arpège, contrastant avec l’accent sf. Une demande excessive ? une dynamique a contrario du mouvement intervallique : ä mouvement æ dynamique.

Mesures 29 – 31

Autre échantillon. A deux voix. Première voix : rappel au passé : sicilienne. Deuxième voix : complémentarité d’intervalles. ébauche mélodique très furtive qui serait accompagnée ?



[1] Cf. la valse chez J. Strauss

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