L'opéra : l'adieu progressif au Bel Canto

Publié le par stephen0711

L’opéra : l’adieu progressif au Bel Canto

I. L’opéra en Italie

Genre adoré : l’Italie trouve son visage politique « el risorgimento » : siècle de la résurrection ¹ l’Autriche et la papauté. 1861 : Victor-Emmanuel roi d’Italie. Théâtre lyrique dans l’esprit du risorgimento.

G.Donizetti (1797 - 1848)

71 opéras. Présage déjà le grand Verdi. Deux opéras bouffes dans le style de Rossini. « Don Pasquale », « le barbier »

1830 : « Anna Bolena ». Beaucoup de virtuosité à l’italienne.

1832 : « l’élixir d’amour ». drame tragique.

1835 : « Lucia di Lamermoor (Camarado). Introduction orchestrale, et accompagnement fourni comme Verdi.

1838 -1841 : Donizetti à Paris : opéra en français. Puis à Vienne, deux opéras. Revient à Paris.

Influencé par Bellini pour « lucia ». la psychologie des personnages est plus caractérisée : cruauté, folie, douceur ... symphonie, musique de chambre ... premier jalon de Bellini à Verdi.

V. Bellini (1801 - 1835)

10 opéras. Aristocrate élégiaque ¹ énergie éruptive de Donizetti. Sujets portés par le tragique (pas d’opéras bouffes). Incarnation, idéale de l’opéra romantique. Exprime avec la plus grande véracité la psychologie et les passions de ses personnages. « Le contrepoint coupe l’effet des situations ». Grand mélodiste, Chopin s’en inspirera (« le Bellini du piano »). « Donnez-moi de la bonne poésie, je vous donnera de la bonne musique ».

1831 : « la somnanbula ».

Son chef d’oeuvre : « la Norma » en 1831. Judita Pasta (« la pasta ») l’interprète pour la première fois et contribue largement à sa célébrité.

Goût de l’élégiaque et du tragique pour des ambitus larges. Ecrit pour le théâtre des Italiens : « les Puritains » en 1835.

G. Spontini (1774 - 1861)

Réussit dans le genre seria.

1804 : il s’installe à Paris : opéras comiques. S’inspire de Grétry; Méhul, Cherubini ... devient directeur de la musique de l’Impératrice.

1807 : « la Vestale »

1810 - 1820 : directeur du théâtre italien. Il prend la nationalité française.

1820 : il quitte Paris ® Bellini (® Italie)

Il reprend des opéras français en italien ... c’est un exportateur des styles.

G. Verdi (1813 - 1901)

« Une des pierres les plus saillantes du siècle, avec des défauts qu’on lui pardonne, et surtout une irrésistible séduction ». Naissance d’un art avec virulence de son langage. Art démocratique. Choeur = symbole du texte. Remplace certains mots du langage. L’opéra pour « patria, liberta, morte ». ® changement de registre lexical. De plus, symbolisme politique : il est chantre de la liberté. Il représente l’opéra italien dans son ensemble, emblématique du siècle . « viva VERDI » = Victor Emmanuel Roi D’Italie.

Þ la politique est mêlée à son oeuvre.

26 opéras dont deux opéras bouffes. Des opéras de commande aux expositions universelles de Paris en français : « les Vêpres siciliennes » (il remplacera l’ouverture par le prélude, ton éminemment tragique) et « Don Carlos ».

1862 : Ecrit « la force du destin » pour St Petersbourg. Opéra en quatre actes du librettiste Piave. Deux motifs essentiels dès l’ouverture (parallèlement à Wagner) et sont liés à une signification psychologique : le motif du destin ..... et de la miséricorde

jalousie, malédiction, scènes religieuses : introduit l’orgue pour des scènes de prière, de procession ... dans l’acte II des « Lombards »

« O madre dal cielo »

Mesure à trois temps caractéristique. Orchestration pas très fixe, parfois improvisée. Verdi cherche une solution de continuité et rejette l’opéra à numéros. L’orchestre parle, signifie une idée dans le dialogue.

1859 : « le bal masqué », crée parallèlement au Faust de Gounod à Paris.

Acte II : Dialogue des hautbois avec la voix. Recherche d’un naturel dans le sens d’un théâtre parlé. Utilisation de voix puissantes dans l’aiguë : « l’Atila des voix ».

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