Pierre Boulez, 2ème sonate pour piano

Publié le par stephen0711

PIERRE BOULEZ (1925)

2ème sonate pour piano

Petite biographie

boulez.jpgnaissance en 1925 à Montbrison

1941 : études de mathématiques à Lyon

1943 : à Paris, CNSM

1944 : classe d’Olivier Messiaen

1945 : cours privés chez René Leibowitz (connaissance de la musique dodécaphonique).

1946 : entre dans la compagnie de théâtre Jean-Louis Barrault. Devient directeur musical de la compagnie. « Nous nous reconnaissions, nous étions du même sang ». « Quand on a à s’accoucher soi-même, et c’est le sort de l’artiste, on ressent les cris du nouveau-né, le bonheur de la mère ». « Les attaques sanglantes étaient ses défenses. Nous le savions bien, et nous l’aimions bien ».

Les première œuvres : violentes et agressives, refoulant les éditeurs. Mais il réussit quand même à s’imposer.

1946 : Sonatine pour flûte et piano. Titre trompeur !

Boulez pianiste, joue sa musique comme personne

1946 – 1947 : Cantate le visage nuptial pour soprano, alto, deux ondes martenot , piano et percussion. En même temps 7ème sonate pour piano de Prokofiev.

1946 – 1947 : très attiré par l’Allemagne. Classes d’été à Darmstadt.

1948 : 2ème sonate pour piano.

 son œuvre est « work in progress », sans cesse en mouvement (cf. quatre versions du soleil des eaux). Il n’est jamais satisfait.

1948 – 1949 : livre pour quatuor. Repris au moins eux fois.

1951 : structures pour deux pianos. Deux livres. Création par Messiaen et Boulez. Bel hommage du maître à l’élève.

1952 : rare incursion dans la musique concrète : deux études de musique concrète.

1953 : œuvre emblématique : le marteau sans maître. Créé à Baden-Baden. Sur des poèmes de René Char. Boulez se complaît dans les lectures difficiles : Mallarmé, Char …

1954 – 1966 : création des concerts du théâtre Marigny, devenus le Domaine Musical, une saison de concerts courus et à la mode, représentant les plus belles avancées de la musique contemporaine.

1956 : 3ème sonate pour piano Constellation. Œuvre de musique aléatoire, initiée par Stockausen dans sa klavierstücke n°9 (ou 11). Cette tendance à l’aléatoire est une réaction contre la rigueur terrifiante du socialisme de Schoenberg, véritable corset pour les compositeurs et les interprètes. On tente alors d’aller vers la liberté totale (si elle existe).

1957 – 1962 : Pli selon pli. Sur des poèmes de Mallarmé.

1956 – 1968 : Figures / doubles / prismes. Trois états pour grand orchestre. Aussi Eclat / Multiple. Œuvre aussi à plusieurs états.

1958 : part s’installer à Baden-Baden et à Bâle. Il se lance dans la carrière de chef d’orchestre. enregistre le Sacre du Printemps.

Mais aussi Domaine pour clarinette et six groupes d’instruments, Explosante – Fixe, Messagesquisse pour violoncelle solo et six violoncelle.

1981 : Répons pour six solistes, ensemble instrumental et dispositif électroacoustique. Il profite des acquis de l’IRCAM (dont il devient le directeur ainsi que celui de l’ensemble intercontemporain). traitement en temps réel.

Par Boulez

Penser la musique aujourd’hui

Relevés d’apprenti (recueil d’articles)

Point de repère

La deuxième sonate pour piano

Premières impressions : fouillis, chaos, agressivité certaine, sans intention de plaire.
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Une fois la série donnée, il en fait un substrat quasiment invisible. Forme sonate : exposition, développement, réexposition.


Boulez s’est inspiré de la sonate Waldstein de Beethoven et de la sonate opus 106 (fugue)

Mesure 5 : B – A – C – H

Thème B : p.3 encore plus vif. Contraste : Boulez, adepte du contrepoint. Blanche noire blanche noire : impression de ralentissement : tempo accéléré mais valeurs plus longues illusion auditive.


Dans le marteau sans maître on trouve : voix d’alto, et six instruments : alto, flûte guitare, xylophone, vibraphone, percussions. Il use du chant mélismatique, parlando, bouches fermées, chant syllabique.



 

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